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 Test de l'Aeros Navy 16

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imotep33
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MessageSujet: Test de l'Aeros Navy 16   Mer 22 Avr 2015 - 22:56

Bonjour à tous, voici ma petite Review perso sur la Aeros Navy 16m².
ca fait déja un moment que je la possède mais je n'ai eu l'occasion de la mettre à l'épreuve que tres récemment...

Je n’ai pas encore fait de sortie sur l’eau donc je ne parlerai pas trop de ce domaine. Mais je pense qu’elle vas très bien aller avec ma directionnelle (Airush sector 54)

L’aile : c’est une aile à caisson fermé fabriquée par AEROS. (Marque Ukrainienne qui fabrique des parapentes et voile de speed)
Son programme est « race ». d’où son allongement, et ses rigidification sur le bord d’attaque, mais aussi les demis caissons sur le bord de fuite. Elle est dispo un peu en mode custom, il y a au choix soit du tissu standard, soit du tissus extra light. Le bridage est lui aussi customisable, on peut choisir entre du vectran épissé ou du dyneema gainé. Pour odre d’idée, le tissu standard est équivalent au standard des autres marques ou au Deluxe flysurfer. Le tissu ultralight n’apporte qu’en plage très basse sur neige. Le bridage léger est très fin et comme c’est tout épissuré c’est très orienté race/perf, alors que le bridage gainé est plus épais que ce que l’on voit habituellement et respire la fiabilité/longévité. Il est aussi possible de prendre une option « renforcé » avec entre autre les poulies de sécu et un Chickenloop adapté au vol de pente.
Elle est déclinée en 2 tailles : 11m et 16m. Ici on va se pencher sur la 16m. Pour info, la 11 et la 16 n’ont pas le même allongement, ce n’est pas qu’une simple mise à l’échelle comme beaucoup d’autres maques font. La 16 est plus allongée et comporte plus de caissons.

Ma voile : j’ai opté pour la 16m tissu standard et bridage léger. Le tout monté sur une vielle barre FS intinity1 (pour des raisons de moyens essentiellement). J’ai 26m de ligne.


Construction de la voile :
Le tissu semble suffisamment léger. En fait quand elle ne tient pas en l’air c’est qu’il n’y a vraiment pas d’air !(en dessous de 3 nœuds). Comparé à du « lotus » ou au tissu pansh avec leur enduction spéciale, on sent que c’est un peu plus poreux et que l’aile se vide un peu plus vite au sol mais rien d’alarmant.
Le bridage en vectran est vraiment fin et non gainé. D’apres Laurent (l’importateur) il ne bouge pas dans le temps, des riders Aeros l’utilisent depuis plus d’un an sans avoir eu de problème. En revanche, je suis très précautionneux avec tant que l’aile est au sol : J’évite de marcher sur le bridage etc… si vous passez votre vie dans les cailloux ou les coquillages, ce bridage n’est peut-être pas adapté.
Une fois la voile en vol, on remarque que contrairement à beaucoup d’autres voiles, les freins (Z) sont très relâchés. Il semble que la voile se pilote plus avec les C qu’avec les Z dans l’ensemble.

Gonflage : Autant la 11m se gonfle très bien, autant la 16 est un peu plus ennuyante. Elle prend vite la pression sur le centre de l’aile, mais il faut bien insister pour arriver à déployer les oreilles. Bon en même temps quand on voit les Chrono et les Sonic c’est un peu typique des voiles de race. A noter qu’il n’y a pas besoin de pré-gonfler. Elle ne fera jamais le chiffon comme pourrais le faire une S3 qui ne prend pas l’air.

En statique : c’est puissant mais ça ne décape pas non plus. L’aile au zénith, même dans 20 nœuds on reste bien rivé au sol. Contrairement aux ailes plus freeride ou débutant où quand on choque la voile on a cette sensation d’être sustenté vers le haut au point de me retrouver sur la pointe des pieds. On peut donc dire que ça « dégaze mieux qu’une Speed ou une Frenzy ». (Je n’aime pas trop employer ce genre de terme de la sorte par ce que tout est toujours relatif…)

En déplacement : On reconnait bien là un trait de caractère des voiles de race : Ca accélère ! Contrairement au tracteurs habituels du style Speed, Frenzy et autre, on navigue calé bien plus tard, et dès qu’on commence à la caler ce n’est que le début de l’accélération. Sur le principe, si avec une aile freeride on est à 20km/h, avec l’aile de race on encaisse la même traction mais on est à 30km/h. l’aile avance bien plus dans la fenêtre et produit une traction plus vers l’avant.

Maniabilité : c’est une grosse bâche hein… donc ça reste dans la moyenne. Je dirais qu’elle est réactive dans le sens ou dès qu’on touche la barre la réaction est rapide, mais qu’elle loop un peu large (elle ne pivote pas 100% sur l’oreille). C’est pour ça que 25m de ligne semble être un minimum pour exploiter la plage basse, sinon on a un peu de mal à bouger dans la fenêtre.

Stabilité :
Je ne l’ai pas emmenée dans des vents tout pourrit encore, mais pour l’instant je n’ai pas eu de crasse. Vu que c’est une aile de race, il faut quand même faire un peu attention, si elle monte pleine vitesse au zenith il faut la freiner sinon elle vas nous dépasser et tomber.
Je n’ai pas encore réussi à la mettre en papillote… donc c’est plutôt bon signe. (Loie de Murphy oblige, je me doute que ça m’arrivera quand je serai au large en mer…) Globalement j’ai l’impression qu’elle va être un peu moins sage que la 11m, mais que ce sera au moins aussi stable que les autres marques de référence.
A noter que comme sa petite sœur, elle reste très rigide en l’air et elle ne plie jamais les oreilles. Des fois on dirait qu’il y a une armature invisible dedans.

Plage basse : Sur neige il n’est pas évident de parler de plage basse étant donné qu’on joue avec les reliefs et qu’il n’y a pas de waterstart. Disons qu’elle vole dans rien, je pense que sur la course en Norvège j’ai réussi à me déplacer convenablement avec 4-5 nœuds de vent et qu’il doit falloir 2-3 nœuds pour la maintenir dans les airs. Le plus dur quand il n’y a pas d’air étant de lui gonfler les oreilles au décollage… une fois que cette épreuve est passée il suffit de la travailler et ça se gère.
Apres, on sent bien qu’elle délivre la pleine jouissance qu’à partir de 10 nœuds où il commence à être possible de sauter et naviguer calé.

Plage haute : Sur neige toujours. Et en l’occurrence testée dans un vent assez stable. Il y avait au moins 20 nœuds, probablement un peu plus. La neige volait… j’ai posé avec assistance histoire de ne pas prendre de risques par ce que le vent ne faisait que monter. Je pense que j’aurai pu tenir quelques nœuds de plus encore. Mais comme dit, sur neige et je me sens plus en sécurité surtoilé sur neige que dans l’eau !
A noter le très bon point contrairement à beaucoup de voiles : Elle se gère très bien même choquée/trimée à fond ! J’ai repris tout le trim que je pouvais ce jour-là, aucune amorce d’instabilité et la direction qui reste toujours efficace. D’ailleurs, je pense que je vais encore essayer d’augmenter la taille du trim par ce qu’on peut vraiment tirer dessus sans fin !
Et pour rappel, je trouve qu’elle « dégaze » plus que les ailes freeride classique, ce qui la rends plus gérable, surtout en statique.

Remontée au vent : c’est clairement le point le plus flagrant ! Quand on se lance pour la première fois dans une remontée au vent tout semble normal, puis on se rend compte que la barre est en fin de course et que ça commence à tirer dans les jambes. A ce moment-là il faut trimer ! et là on entre dans la second phase, l’aile avance à nouveau dans la fenêtre et nous emmène encore plus au vent. Comme l’aile a une fenêtre de vol immense et qu’elle ne demande qu’à accélérer c’est vraiment super facile de remonter au vent. Je pense que comparer à mon pote en Frenzy, si je me concentre un peu je lui mets facilement 10° dans la vue voir plus.

Descente au vent : je n’ai pas encore saisi toutes subtilités par ce que c’est au final bien plus technique. La difficulté est de garder l’aile chargée et de descendre au vent en même temps. Comme elle est un peu mémère il n’est pas évident de la faire looper pour forcer la descente et ça demande un bon timing. Mais en même temps quand on a finalement trouvé le bon angle, ça prends sévèrement du gaz ! Je ne pourrai pas trop comparer à ce qu’il se fait d’autre par ce que c’est un nouvel aspect de la navigation que j’essaie d’exploiter et auquel ne je suis n’étais pas encore initié.

Autonomie/posé : Là c’est un peu plus technique que les autres voiles que j’ai eu jusqu’à présent. Etant donné que les freins sont assez lâches, la voile a du mal à rester bien plaquée au sol. Il faut vraiment tirer une bonne longueur sur les AR pour qu’elle descende et une fois au sol il faut trouver le bon équilibre pour pas qu’elle redécolle à l’envers ou à l’endroit. Apres si le vent forcis et qu’il faut poser sans pouvoir planter la barre ou le ski dans le sable ou la neige, il faut ruser et la maintenir que par un AR pour qu’elle se mette en drapeaux.
Du coup c’est une voile pour rider, c’est pas une voile de poseur qui papote sur la plage ! Very Happy

Saut : Ca ne saute pas méga haut et ça ne catapulte pas (bon c’est normal c’est une grosse bâche) par contre la phase de montée est très progressive et longue tout comme la phase de descente qui est interminable. C’est vraiment un planeur et il est difficile de faire un atterrissage caillou avec cette voile.
Le timing quant à lui est un peu particulier par rapport aux petites voiles, mais les possesseurs de grosses couettes s’y reconnaitrons.

Performance : pour essayer de comparer par rapport à ce qu’il se fait actuellement, je dirais qu’on est un peu en dessous des performances d’une Chrono ou d’une Sonic (pas essayé, mais je me base sur ce que j’entends/vois) En revanche niveau stabilité on semble plus serein.
Si on compare par rapport à une Speed ou une Pansh Aurora, on est clairement beaucoup plus orienté race. La remontée/descente au vent est plus efficace et la vitesse est plus importante. En revanche ne n’aimerai pas avoir à travailler cette Navy en TT dans 12 nœuds, ça doit être un peu plus pénible que de naviguer avec un gros tracteur.
Pour référence, j’ai utilisé cette voile au Ragnarok 2015 et elle a terminé 14eme au beau milieu des Sonic et des Chrono.

Son programme d’après moi, c’est plus précisément une voile de freerace. Elle a un bon allongement et un bon profil qui lui donnent des performances très honorables. Cependant ce n’est pas une machine 100% course, de fait elle n’est pas au top en performance de course, mais elle est probablement un peu plus confortable et stable pour une navigation de tous les jours.
Bien évidement ce n’est absolument pas une voile de débutant. Je recommanderai à un boudineux de base de se faire la main quelques sessions sur une voile un peu plus facile d’accès ou même sur la Navy 11m avant de se confronter à celle-là. Moi-même qui ne ride qu’en caisson, j’ai mis 3 sessions pour bien comprendre comment elle marche. C’est très fin comme pilotage.
Comme je disais je n’ai pas essayé sur l’eau mais j’imagine qu’elle sera bien plus adaptée à un support de glisse rapide comme une planche directionnelle type freerace ou un TT avec dérive comme la flyrace qui permettrons de naviguer avec la vitesse nécessaire pour satisfaire sa soif d’accélération.
Je pense qu’ainsi on ne partira pas extrêmement plus tôt qu’avec Speed18m² et TT, mais qu’on prendra de la vitesse beaucoup plus facilement et que l’ensemble sera du coup plus joueur.
Je ne me prononcerai pas sur le foil, je n’en fait pas. Mais je ne connais à ma connaissance personne qui l’utilise en foil alors que beaucoup de monde utilise sa petite sœur en 11m (jusque dans 5 nœuds pour certains bon foileurs)
Pour le snowkite plus spécifiquement c’est une voile qui va très bien dans les plaines ou les petits vallons. Mais je la trouve trop encombrante pour attaquer de la pente. Si il faut looper sur du raide, je préfèrerai sortir une plus petite taille.







La 11m (AR 5,82) et là 16m (AR de 6,65) cote à cote....
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